« Havre de paix et vues imprenables », nichée en bordure de vignes
Nichée en bordure de vignes à Chusclan, un charmant village du Gard provençal, cette maison de trois chambres offre une vue dégagée et spectaculaire sur le paisible Camp César depuis sa piscine privée balinaise — un cadre idyllique pour des vacances inoubliables.






La maison dispose d'un vaste séjour lumineux avec une cuisine ouverte entièrement équipée, offrant elle aussi une vue imprenable sur la nature environnante. Les trois chambres confortables sont parfaites pour accueillir familles ou amis.
Le jardin dispose d'une cuisine extérieure avec un réfrigérateur américain, un barbecue, et un patio avec salon de jardin. Relaxez-vous sur l'une des chaises longues au bord de la piscine de style balinais — sans oublier la table de ping-pong, le baby-foot et les deux vélos.
Des sentiers de randonnée accessibles directement depuis la maison mènent au Château de Gicon, aux panoramas à couper le souffle. Vous êtes également à proximité de la route des vins de la Vallée du Rhône, du canoë sur la Cèze ou l'Ardèche, et des Plus Beaux Villages de France.
Classées à peu près par distance, du plus proche au plus loin. Toutes ces adresses sont petites — réservez, surtout en août.
Des tables en plein air au bord de la Cèze, simple et sans façon — une guinguette saisonnière qui ne tourne qu'en été. C'est le rythme local, pas une table de destination, et c'est précisément l'intérêt.
À combiner avec une promenade dans le vieux centre de Chusclan, et une dégustation à Maison Sinnae, face au camping — impossible de la manquer.
Sur le coteau au-dessus du village, au bout d'un chemin à travers les vignes. La terrasse plonge sur les toits de Chusclan et s'ouvre sur la plaine vers Marcoule et le Rhône — par beau temps, c'est la plus belle vue devant laquelle on puisse déjeuner dans les environs. Une affaire familiale depuis 1994 : lui en cuisine, elle en salle, et l'un comme l'autre y prennent visiblement plaisir.
Cuisine provençale semi-gastronomique à base de produits frais, sur une carte volontairement courte — deux entrées, deux plats, trois desserts — ce qui est en général le signe d'une cuisine qui ne triche pas. La carte des vins s'appuie sur les vignerons des villages alentour. Il y a aussi une piscine et quelques chambres, pratique si des amis vous rejoignent et que la maison est pleine.
Réservez — la salle fait une cinquantaine de couverts et se remplit. Le service du soir est occasionnel et variable selon la saison, appelez donc avant de prévoir un dîner plutôt que de vous présenter.
De la gastronomie à prix de tous les jours, et notre préférée de cette liste. Le chef-propriétaire Richard Durand tient un Bib Gourmand au Guide Michelin depuis 2021 — la distinction réservée aux cuisines sérieuses qui gardent des prix modérés, ce qui décrit exactement cette maison. Le menu du jour tourne autour de 28 €.
Fils et petit-fils de boulangers, né juste à côté à Bagnols-sur-Cèze, il a cuisiné en Angleterre, aux États-Unis, en Allemagne et en Australie avant de revenir, et l'assiette porte tout cela : des produits du marché issus de producteurs locaux, traités avec des associations inattendues et une vraie précision. La carte change en permanence, faites donc confiance au plat du jour. On mange dans une salle sobre et contemporaine, ou dehors sur la terrasse à l'ombre d'un platane centenaire. La carte des vins est une belle célébration de la vallée du Rhône et du Languedoc.
Réservez plusieurs jours à l'avance — la salle est petite et sa réputation dépasse largement le village. À combiner avec la montée au Camp de César ensuite, pour le panorama sur la vallée.
Un très beau cadre dans le parc du Château de Montcaud, en terrasse ou en salle. Le bistrot est l'option détendue ; le château abrite aussi Le Cèdre de Montcaud, étoilé au Michelin depuis 2024, si vous voulez y consacrer la soirée entière. Le chef Matthieu Hervé signe les deux cartes.
Venez au déjeuner pour pouvoir vous promener ensuite dans le parc de cinq hectares.
Une salle intime dans l'un des plus jolis villages du Gard, tout fait maison par le chef. La terrasse sous le grand platane est la place à demander.
Garez-vous sur le parking en bas du village — il est piéton au-dessus. À combiner avec les cascades du Sautadet, à quelques minutes à pied.
Au bord de la Cèze, à quelques pas des cascades. On y revient pour le bœuf maturé.
Cuisine provençale sur une terrasse ombragée creusée dans le coteau, sous les ruines du château des papes, avec toute la vallée du Rhône étalée devant vous.
À combiner avec la descente des escaliers vers le village et une dégustation dans une ou deux caves. Juste à côté, le glacier Le Jardin de Paval sert l'apéritif avec la même vue.
Simple et bon, directement au bord de l'Ardèche, avec le défilé des canoës qui passent.
À combiner avec Aiguèze, à cinq minutes — un village perché au bord de la falaise, avec un chemin de ronde qui plonge droit dans les gorges.
Sur le site même du Pont du Gard, avec l'aqueduc en vue depuis la terrasse. Le cadre est remarquable ; c'est aussi, forcément, très fréquenté.
Réservez un service tôt ou tard pour voir le monument au moment le plus calme de la journée.
Restaurant d'un côté, tapas de l'autre — le côté jardin est le plus détendu et le plus attachant. Il y a une épicerie, et ils pressent leur propre huile d'olive.
À combiner avec une flânerie dans la rue principale, la Chartreuse de Villeneuve et le fort Saint-André.
Excellente cuisine, et une terrasse qui fait face au Palais des Papes. Demandez-la à la réservation : c'est toute la raison d'y venir.
À combiner avec le Palais, ses jardins et son musée, puis le pont Saint-Bénezet.
Dîner dans l'ancienne cour intérieure d'un cloître. Le lieu fait beaucoup, et la cuisine tient sa partie.
Un aqueduc romain, des peintures de l'âge de glace, un palais des papes, et une forteresse derrière la maison — tout cela à moins d'une heure.
La forteresse en ruine du XIIIe siècle qui domine l'éperon rocheux juste derrière la maison — on y accède à pied depuis le portail du jardin. Le sentier balisé grimpe entre les vignes et les chênes verts, en passant devant l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine, bâtie au XIIIe siècle par les Chartreux de Valbonne. Du belvédère, la vue s'ouvre à 360° : le Rhône en bas, le mont Ventoux à l'est, les Alpilles au sud, et les Alpes par matinée claire.
C'est un ancien oppidum, fortifié parce que quatre provinces s'y rencontraient. Louis IX y aurait fait halte en 1248 sur la route de la croisade de Tunis. En 1973, les vignerons de Chusclan ont racheté l'ensemble ; ils exploitent toujours les douze hectares de l'ancien vignoble seigneurial et en tirent une cuvée Château de Gicon.
Partez tôt ou après 18h. Il n'y a aucune ombre sur la dernière portion et pas d'eau sur tout le parcours — remplissez vos gourdes avant. De bonnes chaussures : le sentier est caillouteux.
Sur place également : des circuits VTT balisés, une aire de pique-nique, et un escape game dans les ruines, Les Secrets du Château.

Petit, tranquille, et à vous pour une semaine. Chusclan est l'un des crus historiques de l'appellation Côtes du Rhône Villages, et son rosé était réputé bien avant que le rosé ne devienne à la mode. La cave coopérative, Maison Sinnae, se trouve face au camping et propose les vins de Chusclan comme ceux de Laudun — une dégustation y vaut réellement le temps qu'on y passe, et c'est la première halte évidente de la semaine.
Une ville antique de dix-huit hectares sur le plateau du Lacau, à 264 mètres, dominant le couloir rhodanien — l'un des sites archéologiques les plus importants du sud de la Gaule romaine. Il a été habité pendant plus de mille ans, de l'âge du fer au Ve siècle avant notre ère jusqu'au haut Empire romain, puis au Moyen Âge.
On le parcourt comme un livre ouvert : les premiers remparts, une poterne et sa tour, la porte romaine principale, les fondations du forum et de la basilique, le quartier artisanal, les nécropoles, et deux lieux de culte plus tardifs — un oratoire roman et la chapelle Saint-Jean. Le sentier de montée traverse pins et chênes, et les belvédères ouvrent sur tout le Gard rhodanien.
La légende locale : à minuit, la nuit de la Saint-Jean, le 24 juin, un gouffre s'ouvrirait sur le plateau et la Cabro d'Or — la chèvre d'or, emblème du soleil au solstice — en jaillirait.

Un village piéton de pierre claire sur un éperon rocheux, couronné d'un château du XIIe siècle et desservi par un pont médiéval — l'un des Plus Beaux Villages de France. En dessous, la Cèze a taillé une dalle calcaire de près de 500 mètres de large en un escalier de cascades hautes de 15 mètres, criblé de couloirs, de rapides et de marmites de géant, certaines profondes de plus de 10 mètres.
Boucle d'environ 3 km, facile, une heure et demie. Laissez la voiture sur le parking en bas du village. En juillet et août, arrivez avant 10h ou le site est saturé.
Surnommée la petite Venise du Gard : un canal alimenté par une source court le long de la rue principale entre deux rangées d'énormes platanes, avec les cafés installés au bord de l'eau et une abbatiale du XIIe siècle en arrière-plan. C'est un endroit pour un long déjeuner et très peu d'ambition. La Cèze, à côté, offre des coins de baignade faciles.

Ouverte au public en 2013 seulement, et mise en scène comme un spectacle — une immense salle unique de « géants de cristal », éclairée et sonorisée en douze tableaux. La visite guidée dure environ une heure. Ouvert tous les jours 10h–19h en juillet et août.
Quatre autres façons d'y entrer : le belvédère panoramique seul (~11 €, accessible en fauteuil) ; le Grand Rappel, une descente de 50 mètres par le puits naturel pour arriver par le plafond (~47,50 €, dès 12 ans) ; une sortie spéléo de deux heures dans les galeries cachées (~47,50 €, dès 10 ans) ; ou vingt minutes de vol en aéroplume, un dirigeable, à l'intérieur de la grotte (~85,50 €). Tout se réserve en ligne, et tout vaut le détour.

Des salles souterraines à l'échelle d'une cathédrale, avec des plafonds jusqu'à 55 mètres, des forêts de stalagmites en palmier géant, des fistuleuses translucides et des draperies ocre, façonnées sur cent millions d'années et découvertes en 1935. La visite guidée d'une heure est obligatoire et doit être réservée ; un ascenseur vous ramène, il n'y a donc pas de remontée à pied.
Le billet comprend aussi la Cité de la Préhistoire voisine, un musée moderne réellement réussi qui couvre 350 000 ans d'occupation humaine de la région, avec des ateliers — allumage du feu, taille du silex, propulseur — pendant les vacances scolaires.
Il fait 12 °C à l'intérieur, toute l'année. Prenez un pull, quelle que soit la chaleur sur le parking.

La plus grande réplique de grotte ornée au monde, qui reproduit les peintures de la grotte Chauvet — chevaux, lions, rhinocéros, dessinés il y a 36 000 ans, découverts en 1994, et aujourd'hui classés à l'UNESCO. L'originale ne sera jamais ouverte au public ; c'est ce qui s'en approche le plus, et le résultat est saisissant plutôt que simplement pédagogique.
L'entrée comprend une visite guidée d'une heure, la Galerie de l'Aurignacien et les expositions, dans un parc boisé de quinze hectares avec restaurant. Ouvert 8h30–20h30 tous les jours en juillet et août.
Réservez en ligne. C'est le site le plus visité de l'Ardèche et les créneaux se remplissent en août. Arrivez trente minutes avant votre visite. Photos interdites à l'intérieur.
Gardez votre billet : Chauvet 2, l'Aven d'Orgnac et le Pont du Gard offrent chacun 1 € de réduction par personne sur les deux autres, dans un délai de 7 jours.

Le parcours classique est la descente de 24 km des gorges de l'Ardèche, de Vallon-Pont-d'Arc à Saint-Martin-d'Ardèche, en passant sous l'arche naturelle du Pont d'Arc dès le premier kilomètre — une journée entière, avec des rapides assez doux pour des débutants sûrs d'eux. Des tronçons plus courts de 8 à 12 km existent sur la même rivière, et la Cèze offre une navigation plus calme et plus tranquille, beaucoup plus près de la maison.
Réservez la veille en août, prenez le départ le plus matinal possible, et emportez plus d'eau et de crème solaire que vous ne le pensez. Tout finit mouillé : les sacs étanches valent leurs quelques euros.

Encore un des Plus Beaux Villages de France, en équilibre sur une falaise à l'entrée des gorges de l'Ardèche. Ruelles pavées, tour sarrasine, passages voûtés, et un court chemin de ronde qui s'achève à la verticale de la rivière, cent mètres plus bas. Il se visite en trois quarts d'heure et mérite le déplacement rien que pour cela — à combiner avec un déjeuner à Saint-Martin-d'Ardèche, juste en dessous.

Le plus haut pont-aqueduc romain encore debout : trois étages d'arches qui portent l'eau à 48 mètres au-dessus du Gardon, construits au Ier siècle pour alimenter Nîmes, et classés à l'UNESCO. Ce qui surprend le plus n'est pas la dimension, mais l'état de conservation.
L'accès à pied au site est gratuit ; on paie le parking, et ce seul billet de 9 € par voiture donne aussi accès au musée, au film, à l'espace enfants et au sentier Mémoires de Garrigue à travers la garrigue. Des visites guidées montent les 80 marches jusqu'au troisième étage et parcourent le canal lui-même (~15 €). Ouvert jusqu'à 20h en juillet et août.
La rivière est le meilleur moment. Les berges sont un lieu de baignade et l'on peut louer un canoë pour passer sous les arches.
À la nuit tombée : le monument est illuminé du 15 mai au 20 septembre, avec un spectacle son et lumière de vingt minutes à 22h30 du 4 juillet au 30 août. Venez tôt le matin ou restez pour le soir — le milieu de journée en août est chaud, exposé et bondé.

Le plus grand palais gothique du monde, et pendant la majeure partie du XIVe siècle le siège de la papauté : neuf papes ont gouverné la chrétienté depuis ces salles. Quinze mille mètres carrés, l'équivalent de quatre cathédrales gothiques. Une vingtaine d'espaces se visitent, dont la Chambre du Cerf, le cabinet privé de Clément VI, peint de scènes de chasse et de pêche plutôt que de saints, et les fresques de Matteo Giovannetti dans la chapelle Saint-Jean. Terminez par les terrasses, qui surplombent la cour, la ville et le Rhône.
Puis le pont Saint-Bénezet — celui de la chanson — dont il reste quatre des vingt-deux arches d'origine, abandonné aux crues du fleuve au XVIIe siècle.
Comptez une heure et demie à deux heures pour le palais, davantage si vous prenez la tablette HistoPad et lisez tout. Réservez en ligne en été pour éviter trente à quarante-cinq minutes de file.
En juillet, le Festival d'Avignon envahit la ville — exaltant, et complet. Décidez laquelle de ces deux expériences vous êtes venus chercher.

La rive tranquille, celle où les cardinaux avaient leurs livrées. La Chartreuse du Val de Bénédiction est l'un des plus vastes monastères chartreux de France — cloîtres, cellules et jardins, et presque personne. Le fort Saint-André, sur la hauteur, offre la plus belle vue qui existe sur le Rhône, Avignon et le Palais.
Le théâtre romain le mieux conservé du monde occidental, et le seul au monde à posséder encore son mur de scène complet — 103 mètres de long, 37 de haut, que Louis XIV appelait la plus belle muraille de son royaume. Construit sous Auguste, il accueillait 9 000 spectateurs et le fait toujours : la visite audioguidée est bonne, mais s'il y a un concert ou un opéra pendant votre séjour, allez-y. L'acoustique est le sujet.
Des animations familiales ont lieu du 4 juillet au 13 août. L'arc de triomphe, à la sortie nord de la ville, sculpté de l'instauration de la Pax Romana, fait partie du même classement UNESCO et prend dix minutes.
Vous habitez à l'intérieur de l'appellation. À moins d'une demi-heure : Chusclan et Laudun, tous deux Côtes du Rhône Villages nommés, à Maison Sinnae à cinq minutes ; Tavel, la seule appellation de France qui ne produise que du rosé, et un rosé sérieux ; Lirac juste à côté, en rouge, blanc et rosé, régulièrement sous-estimé ; et de l'autre côté du fleuve Châteauneuf-du-Pape, avec son château papal en ruine au-dessus du village et ses fameux galets — ces pierres lisses qui emmagasinent la chaleur du jour et la restituent aux vignes la nuit.
Les caves ferment le midi, généralement de 12h à 14h, et beaucoup le dimanche. Deux domaines dans une matinée est un bon rythme ; quatre, un après-midi gâché.

Le Sablas, 896 chemin de Force Mâle, 30200 Chusclan
+33 4 66 33 71 49
Six générations de Rivier cultivent la vigne et l'olivier à Chusclan depuis plus d'un siècle. Claude tient l'exploitation depuis 1981 ; son fils Mathieu y est revenu en 2016, et ensemble ils ont fondé Maison Rivier pour embouteiller enfin sous leur propre nom. Des vignes et un millier d'oliviers répartis sur cinq communes, certifiés Haute Valeur Environnementale au niveau le plus élevé.
Ils vous font d'abord traverser leur vigne pédagogique, pour que vous voyiez le sol avant de goûter ce qu'il en fait — puis servent toute la gamme, vins et huile d'olive ensemble. Les cuvées Chusclan, Augustin et Joseph, sont celles à demander. Louis XIV buvait les vins de ce village à la cour, pour ce que ses sommeliers appelaient leur générosité et leur finesse.
Le plus proche de tous — vous pouvez y aller en vélo. Mieux vaut appeler avant de partir, et c'est fermé le dimanche.

Les Cellettes, 30200 Saint-Gervais
+33 4 66 82 77 41
Un ancien prieuré de la Chartreuse de Valbonne, acquis en 1965 par Guy et Anne Steinmaier — une famille de vignerons d'origine bourguignonne dont la lignée remonte à 1727. Trente-cinq hectares sur un plateau à 200 mètres, exposés au sud-ouest face aux Cévennes, sur des grès calcaires balayés par le mistral. Les caves sous la maison datent des années 1660. Alain conduit aujourd'hui le domaine ; son épouse reçoit les visiteurs.
C'est le nom le plus récompensé de cette liste : quinze coups de cœur au Guide Hachette, davantage que presque tout autre vigneron de la vallée du Rhône. Ils ont été les premiers ici à planter avec succès la syrah, le mourvèdre et le viognier — ce dernier issu de sarments prélevés chez Georges Vernay à Condrieu et à Château-Grillet, et il tient sans peine la comparaison avec le Rhône septentrional. La cuvée Saint-Gervais est à moitié mourvèdre, chose rare aussi loin au sud, et c'est ce qui lui donne une structure que la plupart de ses voisins n'atteignent jamais.
Ces vins demandent du temps. Fermés et tanniques dans leur jeunesse, ils s'ouvrent magnifiquement après cinq à dix ans — achetez pour la cave plutôt que pour le soir même.
Téléphonez avant de partir. Les matinées sont courtes, de 9h à 11h seulement, le samedi se fait sur rendez-vous, et des visiteurs signalent que les horaires affichés ne sont pas toujours fiables.

La Réméjeanne, Cadignac, 30200 Sabran
+33 4 66 89 44 51
Le domaine sérieux. La famille Klein — l'Alsace, puis la Tunisie, puis le Maroc — a acheté cinq hectares sur le coteau de la Réméjeanne en 1960. C'est aujourd'hui trente-cinq hectares de pentes face au Ventoux, entourées de bois sans aucune vigne voisine, plantées sur un calcaire sableux qui donne aux vins leur fraîcheur. Des oliviers et des figuiers poussent entre les rangs. Certifié bio depuis 2010, vendanges à la main, levures indigènes, très peu d'intervention.
Chaque cuvée porte le nom d'un arbuste du domaine. Les Chèvrefeuilles est la souple, à boire cette semaine. Les Arbousiers est plus dense et se garde cinq à sept ans. Les Genévriers est le Villages — structuré, tannique, fait pour la cave. Olivier Klein et Juliette Le Bris sont la troisième génération.
Faites celui-ci et Rochemond ensemble. Ils sont à peine à un kilomètre l'un de l'autre, à Cadignac, et une matinée suffit largement pour les deux.

1637 route de Cadignac, 30200 Sabran
+33 4 66 79 04 42
Cinq générations de Philip. Éric a pris les rênes en 1995 et son fils Sylvain l'a rejoint en 2010 ; entre Rochemond et leur second domaine, le Grand Bécassier, ils exploitent environ 130 hectares dispersés sur les calcaires caillouteux et les vieilles terrasses d'argile et de sable autour de Sabran — l'une des plus vastes communes de tout le Côtes du Rhône.
Chaque cépage est vinifié séparément et tout est assemblé, en cherchant l'équilibre plutôt que la puissance : grenache, syrah, mourvèdre, carignan et cinsault pour les rouges, clairette, bourboulenc et viognier pour les blancs. Le Guide Hachette les retient année après année, et les prix n'ont jamais rattrapé la réputation. Sylvain assure lui-même l'accueil, et volontiers longuement.
En semaine uniquement — le caveau est fermé le samedi et le dimanche.

1138 chemin de Font Nouvelle, quartier Prignan, 30200 Vénéjan
+33 4 66 79 27 33
Fondé en 1974 juste en dessous de Vénéjan — une petite cité de caractère coiffée d'un moulin à vent restauré — et relancé en 2020, quand Pierre Burrel et Jean-Philippe Manzoni l'ont repris. Cent quarante-deux hectares aujourd'hui, sur trois appellations, dont du Côtes du Rhône Villages Chusclan issu des parcelles de galets roulés vers Saint-Étienne-des-Sorts.
Le chai à barriques est bâti en pierre de la carrière de Vers, qui régule elle-même son humidité — la dégustation et un coup d'œil à ce chai ne coûtent rien, et la visite complète des caves se réserve à l'avance. Il y a aussi un comptoir d'épicerie fine, de quoi repartir avec le dîner et pas seulement le vin. Demandez le viognier et la cuvée Helly ; Véronique et Élodie tiennent le caveau et sont généreuses de leur temps comme de leurs conseils.
Ouvert le lundi en été, contrairement à la plupart des autres — bien pratique quand tout le reste est fermé.

Chemin de Maucoil, 84230 Châteauneuf-du-Pape
+33 4 90 83 72 75
Le grand domaine, et il vaut de traverser le fleuve. On cultive la vigne à Mont-Redon depuis l'Antiquité — les Romains appelaient la colline ronde en dessous Montem Rotundum — mais le domaine moderne commence en 1923, quand Henri Plantin acheta deux hectares et demi de garrigue puis contribua, aux côtés du baron Le Roy, à inventer l'appellation Châteauneuf-du-Pape elle-même. Ses descendants, aujourd'hui la quatrième génération, ont défriché le plateau et porté le domaine à cent hectares d'un seul tenant.
Il occupe la terrasse la plus haute de l'appellation, face au mont Ventoux, aux Dentelles de Montmirail et au château papal en ruine. Les trois sols classiques de Châteauneuf s'y trouvent réunis — les galets roulés du plateau, les safres, le calcaire urgonien — et le rouge assemble treize cépages. Ils font aussi du Lirac et du Côtes du Rhône, à une fraction du prix.
Entrée et dégustation gratuites, sans rendez-vous, sept jours sur sept. La visite VIP de deux heures et demie à travers les trois niveaux du chai coûte environ 65 € et se réserve — les annulations dans les 48 heures sont facturées.